dimanche 1 mars 2020

Pénélope au rapport

Bien arrivés, mais pas sans vous conter les quelques aventures entre Perth et Nice.
 Juste après la petite danse nous avons encore un peu de temps pour voir qui a le plus beau coup de soleil. Hugo a gagné malgré lui durant tout le séjour.
 Embarquement dans l'A380. Ils sont encore en pleine forme. On ne dirait même pas qu'ils viennent de pleurer à chaudes larmes.
 On teste l'offre musicale de Qatar Airways. Le résultat vaut bien une petite vidéo :

Arrivée à Doha et c'est la petite peur du méchant virus du nom d'une boisson légèrement alcoolisée qui prend nos trois choupettes. Il a fallu quand même expliquer comment le remettre correctement mais au final ce sont elles qui ont raison. J'ai même vu un compatriote porter un masque à peinture...
C'est là où l'on se méfie de la moindre personne qui touche ou se mouche.
 Doha est le hub (point central) de Qatar Airways et ça se voit. Une jolie file de la flotte nous devance et nous suit sur le tarmac.
 Décollage de jour sur le Golfe Persique, j'en profite, pas de missile saoudien/émirati/omanais en vue.
 La photo ne rend pas bien mais le désert saoudien et irakien a une jolie teinte rose.
En particulier en passant au-dessus de l'Irak. Nous étions à moins de 10 000m mais on reconnaît bien le fleuve Tigre et les champs irrigués au sud de Bagdad (à Shaihemiyh si je ne me trompe).
La Mésopotamie, berceau de l'agriculture et de l'écriture !


Bien évidemment, 18h de vol ça creuse, et la compagnie nous gave comme des canards.
 
Pas sûr de manger tout de suite en rentrant...
Pour récapituler, voici nos deux trajets, ça en fait du CO2 rejeté :

Et ensuite, ensuite c'est vous qui avez les photos ! Ils n'ont même pas fait leur cri de guerre, ni de photo de groupe, snif.
Mais bon, ils vous raconteront leur périple après un bon sommeil (enfin, ils ont 7 ou 11 heures de décalage horaire...).
Quant à moi, je rends l'antenne.
Un grand remerciement encore à vous pour nous avoir accompagné durant le voyage !

Mais avant tout à Mme Banerjee et MM. Banerjee et Zacour pour leur confiance.
A Mmes Pretorius et Resta et M. Morris pour leur accueil.

A Mme El Bouarfaoui pour avoir hébergé et cocooné Bob !

Et rendez-vous en septembre pour l'accueil des choupis australiens !

samedi 29 février 2020

C'est le départ !

Déjà quinze jours, time flies!
Je dois avouer que certains n'ont pas trop envie de partir (je ne donnerai pas les noms mais ils sont pratiquement une quinzaine).
Matinée de préparation des sacs donc et escapade au Neil Hawkins Park, à côté de la maison.
 C'est un parc dépendant du Yellagonga Regional Park. Au total il existe 11 parcs qui visent à préserver, tant bien que mal, les espaces naturels de la métropole de Perth.
Bon, tout est aménagé (herbe fluo et barbecues) et il y a quelques détritus sur les rives, mais l'endroit est reposant.
La variété et tout simplement la présence d'oiseaux va nous manquer...
 Australie, tu vas me manquer (nous en avons vu un, tout petit).
 
 Un cygne noir, symbole de l'Australie occidentale.
 Le parc est classé comme zone humide. En France et en Europe elles sont menacées de disparition.
 Ça nous a rappelé un peu le Cameroun et la côte est des Etats-Unis.
 Mais ce n'est pas tout et il faut se préparer à vraiment partir à l'aéroport. Snif !

Les familles déposent nos petits choupis dont elles ont pris grand soin durant ces deux semaines.
Quelques larmes, de grandes embrassades et beaucoup d'émotion 😢
Tout le monde passe le contrôle de sécurité presque sans encombres : ciseaux confisqués, fouilles, Léonard asperge involontairement le petit groupe de déo... mais ça va. Même le scan les a reconnus (sauf notre star, pas si internationale, Jeanne...) avec les yeux larmoyants.
Maintenant c'est l'attente pour embarquer et il fait faim. Nous les avons laissé chasser le snack sauvage dans le bush de l'aéroport. J'ai peur de voir leurs trophées. Ils vont dépenser leurs derniers dollars.
Une petite chorégraphie pour patienter.

Vous pourrez nous suivre en direct sur flightradar24, vol QR901. Arrivée à 5:55 locales à Doha, j'essaierai de faire un petit post si le temps nous le permet.
Retour dans l'hémisphère nord.

vendredi 28 février 2020

So long mate, but one more to go!

"Salut l'ami, mais encore une journée à venir!"
Dernière véritable journée donc pour l'équipe LVA in Australia 2020.
Quelques cours et une journée (enfin) radieuse pour terminer avec la farewell party.
Pour faire durer le plaisir, nous avons commencé, sans les choupis pour une fois, par un passage par les markets de Fremantle.
 L'édifice est modeste au premier abord mais dévoile toute son amplitude lorsque l'on entre.












On se retrouve au milieu de boutiques de souvenirs, de camelots, d'herbes, de vêtements en tout genre...





 Vient ensuite la partie intéressante, la gastronomie : viandes séchées (dont du kangourou), maraîchage, thés, repas sur le pouce.

 Dernier petit tour en centre-ville et nous repassons devant l'hôtel de ville. N'ayant pu voir l'intérieur les fois précédentes, j'ose demander gentiment aux personnes de l'office de tourisme s'il est possible d'entrer.
Nous ne fûmes pas déçus, voici le résultat :
 Une cour intérieure d'inspiration italienne mais aux motifs victoriens. L'accès n'est pas permis car les murs ont besoin d'un rafraîchissement et d'un replâtrage par endroits. Cela reste toutefois très joli.
 Le théâtre, d'inspiration italienne sans doute également.
 Le hall d'entrée, aux vitraux presque art déco.
 A l'extérieur se trouve une statue de John Curtin, premier ministre australien originaire de Fremantle et qui a gouverné le pays pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Je n'ai pas osé demandé s'ils comptaient faire la même statue de Scott Morrison, l'actuel PM, avec une torche enflammée à la main, ou une planche de surf car il était à Hawaii durant les feux...
Bref, je m'égare.
Retrouvons Pénélope et Penelope from Oz (Oz-tralia).
 Petit speech de Mme Resta, qui en profite pour demander qui a amélioré son anglais / français durant le séjour, ou qui a goûté la terrifiante Vegemite (certains voulaient en étaler sur des crêpes j'ai entendu !).
 Et oui, il a fait beau ! Qui l'aurait cru ! Ils n'ont même pas eu le temps de se baigner, eux. Mais certains comptent bien se rattraper demain après avoir fait leurs sacs (ça va ressembler à du Tetris au départ puis ils font finir par tout rentrer à coups de pied).
 Il est 18H30, l'heure d'un bon gros fish & chips bien huileux et gras avant un bon dodo à 19H57 pétantes.
 On fait la même chez le reste du groupe, il fait beau, les mouettes font kwak et les estomacs gargouillent déjà à l'approche de ce plat estival.

Il ne me reste plus qu'à rendre l'antenne jusqu'à demain pour l'embarquement. J'aurais bien le temps de faire un post rapide après la crise de larmes à l'aéroport.
Une petite vue de Marmion Beach. Je n'ai pas pris le kodak étanche mais je vous assure que ça grouille de poissons et de homards.


Merci encore pour les commentaires. N'hésitez pas à relire certains articles comme celui d'hier où j'ai rajouté une vidéo.

jeudi 27 février 2020

De l'a(rt) borigène

Une dernière journée de visite à la Art Gallery of Western Australia pour la petite équipe. De l'art et un peu de pluie.
Ces derniers jours sont assez humides et l'orage tonne alors que j'écris ces lignes.
 Le groupe est divisé en deux, ce qui n'est pas plus mal pour bien comprendre les explications de notre guide. Une gentille dame qui est venue de nombreuses fois en France et qui parle à un rythme plus doux qu'hier.
 Elle nous présente quelques œuvres d'artistes aborigènes contemporains et leurs auteurs. C'est l'occasion d'un plongeon sur cette page assez tourmentée de l'histoire de l'Australie et le regard porté sur l'art aborigène.
 Nos petits découvrent les techniques de sculpture, peinture et gravure des différentes œuvres. Ici, des totems funéraires du Nord de l'île faits à partir de troncs et réalisés spécialement pour la galerie.
 Certains tableaux sont réalisés à partir de roches broyées et représentent les visions ancestrales des groupes les ayant représentées. Il existe une multitude de groupes et de langues indigènes (Indigenous) en Australie mais on retrouve des points communs sur l'île même ainsi qu'en Indonésie.
 On examine de près et parfois on peut même toucher.
 Ils sont attentifs mais la climatisation nous rafraîchit pratiquement jusqu'à la chair de poule.
 Quelques vases me direz-vous, mais réalisés par une mission luthérienne allemande en lien avec une tribu aborigène. Certains peuvent atteindre les 100 000 dollars.
 Un triptyque d'un artiste qui a découvert un petit portrait de son arrière grand-mère et qui a représenté le visage de cette dernière avec celui de sa jeune fille. C'est saisissant de réalisme et d'humanisme.
 Une autre artiste célèbre (je n'ai pas retenu le nom et je risquerai de l'écorcher) qui représente les souvenirs de son enfance. Comme les nombreuses artistes, elle a commencé à peindre à 70 ans, une fois les enfants et petits-enfants partis, mais contrairement à d'autres elles représente des figures humaines. Les animaux et les esprits sont en effet représentés davantage que les hommes.
 Les maîtres allemands sont présents dans la galerie et ont enseigné la peinture à l'européenne. On ne voit pas les kangourous sur celle-ci mais on dirait pratiquement une photo. Cela a donné naissance à un style bien particulier et unique au monde, entre technique européenne et vision indigène.
Un petit pique-nique à l'abri du vent et des gouttes puis nous les laissons dépenser leurs derniers dollars dans le centre-ville.
Un bravo à Théo pour laisser une marque à Perth !

Demain c'est la farewell party et nous croisons fort les doigts pour que le soleil chasse les mauvais nuages.
Elle aura lieu à Hillary's. L'orage a tonné toute la nuit, nous gratifiant de magnifiques éclairs mais aussi, paradoxalement, d'un ciel dégagé dévoilant toute la beauté de la voie lactée.